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Le pétrole s’affirme en ce premier jour de l’année Abonnez-vous au flux RSS des articles

02 janv. 2018
09:25
0 commentaire La croissance mondiale y est aussi pour beaucoup

A l’ouverture du marché, en ce premier jour ouvré de la nouvelle année, le pétrole affiche des couleurs en Asie. Le baril du Brent, pour livraison de février s’est échangé à 67,11 dollars. 

 

Le pétrole, a  traversé l’année 2017 vigoureusement surtout, tiré vers le haut par la baisse des réserves mondiales et les perspectives de croissance économique solides.

C’est une année moins stressante qui s’annonce eu égard à l’évolution continue des dernières semaines de fin d’année 2017. A la veille de la nouvelle, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 65,75 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Les analystes, estiment que les craintes que les prix pâtissent de l'annonce de la reprise début janvier de l'activité du pipeline de Forties par lequel passent habituellement l'équivalent d'entre 400.000 et 450.000 barils de pétrole chaque jour se sont estampées aidées en cela par la grosse vague de froid qui s’abat sur  les Etats-Unis, « ce qui devrait doper la demande de produits distillés ». Il faut dire que le pic de 67 dollars le baril a été le prolongement d’une hausse timide mais continue sur toute l’année 2017, un niveau jamais atteint depuis 2015.

L’OPEP qui, soutenait jusque là, un rééquilibrage de l’offre et la demande pour la fin de 2018, pourrait revoir ses prévisions optimistes pour toute l’année, le ministre irakien du pétrole annonçait il y’a quelques jours que cet objectif, fixé par l’organisation pourrait être visible déjà depuis le début de l’année.  «Il y aura un meilleur équilibre entre offre et demande, ce qui se reflétera positivement par des prix en hausse», a-t-il déclaré. Ce qui va de paire avec la décision adoptée en fin novembre de prolonger l’accord de réduction de six mois. Le fait de voir associées, à cette décision le Nigeria et la Libye donnerait plus de chances de réussite dans l’augmentation de la demande de l’ordre de 100 millions de barils par jour en 2018, selon certaines estimations. De toute évidence, les membres de l’OPEP doivent se revoir en juin pour faire le point de situation. Selon le ministre russe de l’énergie, l’organisation+ la Russie pourraient corriger le tir, « si le marché n'arrivait à s'équilibrer, il serait nécessaire de penser ce qu'il faudra faire dès janvier 2019. Si la situation s'améliorait, nous adopterions une décision visant à éviter sa surchauffe ».

RN/agences

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