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Affaire Union Bank
Brahim Hadjas remis à la police algérienne Abonnez-vous au flux RSS des articles

18 déc. 2013
13:02
0 commentaire Les sommes détournées avoisinent les 90 milliards de dinars.

Brahim Hadjas, ex-propriétaire du groupe Union Bank a été remis à la police algérienne par Interpol, suite à son arrestation au Maroc.Brahim Hadjas, ex-propriétaire du groupe Union Bank a été remis à la police algérienne par Interpol, suite à son arrestation au Maroc.

 

Brahim Hadjas faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international qu’a lancé la justice algérienne en 2006 à son encontre et à l’encontre de ses deux enfants. Il s’est enfui au Maroc, après la l’éclatement de l’affaire de détournement de deniers publics, rachat d’exploitations agricoles (EAC) et leur détournement de leur vocation originelle.

L’Union Bank est la première banque privée créée en Algérie en 1995. Ses fondateurs sont l’ex-gouverneur de la banque d’Algérie Hadj Nacer et Brahim Hadjas. Les deux hommes ont eu beaucoup de différends, l’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie reprochait à son associé d’avoir falsifié les Procès verbaux du conseil d’administration. Les deux hommes se séparent, Hadj Nacer quitte l’Algérie pour la France.

Hadjas, inconnu jusqu’aux années 90 par la place financière nationale, a commencé à multiplier les achats d’entreprises, fort de l’expérience qu’il avait mené dans les années 80 en Mauritanie où il a créé une dizaine d’entités, dont on ne connaît pas le sort, puisque Hadjas a décidé de rentrer au pays pour « y investir ».

C’est ainsi qu’il a créé Union Pêche, Union Santé, Union Immobilier, Union Li Industrie, Air Fret Service, China Trading, Algeria Aviation Services, Ub Brokerage , des filiales qui gravitent autour d’Union Bank, la colonne vertébrale pour leur financement.

Brahim Hadja agissait de la même manière que Abdelmoumène Khalifa. Il avait transformé Union Bank en une véritable planche à billets dans laquelle il « pompait » pour financer ses projets, pour le moins douteux, et que la justice a révélé au grand jour.

Ce sont pas moins de 26 milliards de centimes qu'il a puisé dans ses caisses pour acheter une quinzaine d'exploitations agricoles collectives (EAC) et 3 exploitations agricoles individuelles (EAI)pour la « modique » sommes de 22 milliards de centimes. C’était en 2002.

Grâce à la mise en place d'un réseau d'intermédiaires, l'homme d'affaires accapare 320 hectares de terres fertiles disséminées à Chéraga et à Zéralda, dans des anciens domaines de Bouchaoui, Ouled Fayet, Aïn Bénian et Staouéli.

Et c’est suite à une enquête diligentée par les services de sécurité sur les spéculations et détournements des terres agricoles, faisant partie du patrimoine de l’Etat qui a fait scandale à l’époque, que le pot aux roses de la banque de Hadjas a été découvert.

Ce qu’il a appelé lui déboires ont débuté avec les contrôles incessants de la commission bancaire. Des contrôles sanctionnés par la décision de la banque d’Algérie de mettre Union Bank en liquidation.

Les sommes détournées qui avoisinent les 90 milliards de dinars ont été transférées vers une banque arabe à Paris et le compte d’une institution économique française. Ils ont été par la suite récupérés par les enfants de Hadjas pour les verser dans son compte.

Comme on l’a constaté dans l’affaire Khalifa, Union Bank n’a pu puiser dans les caisses de la banque, fruit des dépôts des clients, n’a pas pu agir seul. Peut-être que lors de son procès, on en apprendra un peu plus que lors du jugement dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank.

Faouzia Ababsa

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