Kamel Chekkat, chercheur en théologie
«La banque islamique n’existe pas»
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La finance islamique ou le management à la musulmane est «un non sens et une tromperie».
Formel dans ses propos, le journaliste et chercheur en théologie, Kamel Chekkat a voulu ainsi démontrer que la religion musulmane était au-dessus de tout cela, et que ceux qui ont inventé le concept de banque islamique «ne faisaient qu’exploiter l’Islam à des fins personnelles».
Lors d’une conférence organisée dimanche soir à Alger, et parrainée par la chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK), et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, Kamel Chekkat a affirmé que l’Islam était devenu un « label pour justifier un certain nombre d’activités économiques et commerciales».
« La religion musulmane œuvre pour une morale économique», a assuré le chercheur lors de la conférence qui avait pour thème : «Islam et économie de marché, la religion à l’heure de la mondialisation».
Kamel Chekkat a rappelé que l’Islam interdisait l’intérêt et l’usure dans la finance, mais que d’autres économistes de renom l’avaient fait aussi à l’image d’Aristote et d’Adam Smith. Confirmant une fois de plus que la banque islamique n’existait pas, l’invité de l’AHK et de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté a indiqué que l’Islam était «une religion universelle, adaptable à toutes les époques».
Enfin, le chercheur a estimé qu’il se pourrait qu’il y ait, à l’avenir, des fenêtres islamiques au sein de grandes banques internationales afin de prévenir les dépressions et les crashs boursiers, tout en craignant que cela puisse déranger les cercles financiers.
Khaled Drareni

