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Recours à la planche à billet : ce qu’il faut savoir Abonnez-vous au flux RSS des articles

25 sept. 2017
12:10
0 commentaire Il s’agit en somme d’éviter l’étranglement

Devant les députés, le premier ministre a estimé que « nous avons besoin de 200 milliards de dinars pour faire fonctionner le pays pendant un mois », aujourd’hui il fut plus explicité devant les membres du conseil de la Nation en annonçant que les besoins de financement du trésor pour 2017 demeurent  supérieur à 500 milliards de dinars ».

 

Devant l’APN comme aujourd’hui devant le Senat, Ahmed Ouyahia n’a pas donné le montant exact qu’il compte créer annuellement durant ces cinq ans. Ce qui laisse supposer que les besoins de 2017 tels qu’estimés seront calqués sur les cinq années suivantes. Surtout qu’il est admis que la faiblesse des recettes générées par les hydrocarbures dont les cours peinent à dépasser la barre des 50 dollars ne fera qu’accentuer « les tensions sur la trésorerie de l’Etat à court et à moyen terme ».  

Le correctif réglementaire apporté à l’ordonnance du 26 aout 2003 relative à la monnaie et le crédit est un rajout à l’article 45 stipulant que « La Banque d’Algérie peut intervenir sur le marché monétaire et, notamment, acheter et vendre des effets publics et des effets privés admissibles au réescompte ou aux avances. En aucun cas, ces opérations ne peuvent être traitées au profit du Trésor, ni des collectivités locales émettrices. L’introduction du nouvel article 45 bis autorise « la banque d’Algérie à titre exceptionnel et durant une période de cinq ans, à acheter directement auprès du trésor de titres émis par celui-ci ». En plus clair : la Banque d’Algérie qui n’est pas censée intervenir sur le marché primaire va, pouvoir le faire, surtout que les banques  spécialistes en valeur du trésor SVT en l’occurrence BDL, BNA, CPA, CNEP, BEA, la City Bank et trois compagnies d’assurance également habilitées ne disposent pas de suffisamment de liquidités pour assurer la dynamique du marché secondaire qui reste leur rôle principal. Pour cela, la Banque d’Algérie va créer de la monnaie afin d’acheter les titres et permettre au trésor de lever les fonds nécessaire au financement de l’économie.     

Pour revenir au calcul du montant décidé, le gouvernement a pris en considération le remboursement des 500 milliards de dinars de la CNAS qui a volé au secours de la Caisse de retraites,   le financement la dette publique interne composée de : titres du trésor émis en contrepartie du rachat de la dette bancaire de Sonelgaz et ceux émis en faveur de Sonatrach au titre de compensation du différentiel sur les prix des carburants importés et de l’eau dessalée. Il s’agit en somme d’équilibrer la trésorerie de l’Etat et la balance de paiements pour éviter l’étranglement. Le « cas échéant » permettre au trésor d’alimenter le fonds national d’investissement pour relancer l’investissement public.  

        

L. Aizouni

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