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Le FCE considère qu’elles sont exagérées
"Les subventions de l’Etat sont à revoir" Abonnez-vous au flux RSS des articles

26 juin 2013
13:57
Réda Hamiani 0 commentaire Réda Hamiani, président du FCE

La politique de subvention appliquée par l’Etat depuis 1999 à ce jour n’a pas atteint ces objectifs. Pis encore elle est derrière le découragement de la production nationale et même des déstabilisations sociales que connait le pays. 

 

Totalisant 11 300 milliards de dinars, soit l’équivalent de 156 milliards de dollars pour la décennie précédente, ces subventions devraient être révisées. Les experts qui ont assisté à l’atelier organisé ce matin par le Forum des chefs d’entreprises (FCE), à son siège, ont été unanimes à suggérer la révision de la politique de subventions, non pas pour réduire le soutient social mais plutôt pour gérer d’une manière rationnelle les revenus de l’Etat.

Dans ce sens, le président du FCE, Réda hemiani a souligné que les subventions ont connu une augmentation considérable avec plus de 18% chaque année atteignant 1863 milliards de dinars en 2012. Cette augmentation est expliquée par la hausse des prix des hydrocarbures qui a permis à l’Etat d’affecter des sommes conséquentes a des transferts sociaux. De son côté, le docteur Mahrez Hadjseyd,  responsable d’un bureau de conseil a indiqué que les subventions représentent près de 13% du PIB du pays.

En effet, les subventions touchent plusieurs secteurs en Algérie. Pas moins de 14 fonds reçoivent des subventions, les plus importantes sont destinées à l’habitat, aux services productifs et plus de la moitié est destinée aux activités économiques dont 25% sont pour le blé et le lait en poudre.

Les conférenciers, n’ont pas manqué de signaler que les pays voisins bénéficient indirectement de subventions suite à la fuite des produits par les frontières. «Nous savons tous que l’Algérien ne consomme pas les 147 litres de lait affichés dans les statistiques», a signalé Hamiani. Comme suggestions, les participants ont conseillé d’appliquer une nouvelle politique de subventions basée sur le ciblage des catégories subventionnées.

En même temps, l’Etat doit soutenir les matières premières et non pas la production,  « car de cette façon elle n’encourage pas les investisseurs » explique encore le président du FCE. De son côté, le Dr Yaici a plaidé pour l’adoption d’un soutient aux entreprises exportatrices qui peuvent faire l’objet d’une concurrence sur le marché extérieur. 

Khelifa Litamine

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