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Jil Jadid présente son projet de société Abonnez-vous au flux RSS des articles

25 févr. 2017
09:43
0 commentaire "Inscrire l’évolution de l’Algérie dans une perspective universaliste ».

Le parti Jil Jadid tient aujourd’hui son premier congrès  ordinaire, l’occasion pour cette jeune formation de présenter son projet de société. « Pour une Algérie moderne ».

 

Pour Jil Jadid, cela signifie « un haut degré de conscience populaire et une élite éclairée, loyale avec son peuple » il doit être « l’expression d’un potentiel endogène à la nation ».

Et dont la matrice est « Gouverner c’est prévoir », il ne s’agit pas seulement de prévoir le nombre de logements, le nombre de postes de travail à créer, le nombre d’usines et les taux de croissance. L’objectif, comme souligné dans le texte doit être « fondamentalement pratique » s’appuyant sur des valeurs phares la société et qui sont : la « responsabilité et la justice ». Sur 40 pages, le texte aborde tour à tour toutes ces forces-valeurs qui font la société algérienne et note que la force « ne doit en aucun cas fonder les rapports, car elle deviendrait l’instrument du racisme, du sexisme de l’intolérance ou de certaines idéologies totalitaires ». En somme, il est question de « droit et la justice fondent et défendent l’égalité des êtres, l’égalité dans la diversité, l’égalité entre tous en droit et l’égalité entre hommes et femmes ».

La démocratie, de l’optique du parti de Sofiane Djilali « ne peut être imposée par décret ». Un pouvoir responsable explique-t-on plus loin « doit préparer très sérieusement les mentalités à l’exercice de la démocratie. Il ne s’agit pas forcément de copier les régimes démocratiques mais d’entamer un processus qui doit aboutir à la sélection d’une classe politique digne de ce nom ». Et ce, à travers de « vrais écoles » de formations pour préparer les citoyens à devenir responsables avec la condition de rester en dehors « de tout critère idéologique ou d’appartenance politique ». On y trouve également la référence au mérite, la solidarité sociale et le déni de l’ignorance.

Tout cela dans un Etat de droit dans lequel « il faut mentalement quitter l’esprit tribal et familial pour entrer dans l’organisation institutionnelle » tout en ayant bien en vue les « repères » religieux dont il faudra se garder de jeter la spiritualité avec le ritualisme » tout comme il faudra « réorienter la compréhension de la religion, replacer le rite dans le cadre bien compris d’une recherche. « L’Islam renferme un immense potentiel spirituel ». La société devra se construire à travers un « rééquilibrage de notre identité ». Il faudra selon les termes du texte « régler définitivement la question identitaire en général et du tamazight en particulier. Tout en prenant en compte les particularités régionales.

« L’Algérie est face à un immense défi » pour laquelle, il faudra « reconstruire sur des bases rationnelles, une société actuellement désarticulée et délabrée. Il faut rétablir une échelle de valeur conforme aux exigences du monde moderne et reconstruire un «  Surmoi collectif  » capable de créer de l’harmonie dans la communauté ». « Il faut impérativement inscrire l’évolution de l’Algérie dans une perspective universaliste ».

 

 

L.Aizouni

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