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Les indépendants anonymes Abonnez-vous au flux RSS des articles

24 sept. 2017
13:22
0 commentaire La révision de la loi est une oeuvre de salubrité publique

Le délai de dépôts des listes de candidatures au niveau des wilayas dans le cadre des élections des membres des Assemblées populaires communales et de wilayas expire aujourd’hui, dimanche à minuit.

 

L’on sait déjà que le FLN et le RND ont réussi le premier test de la confection des listes à travers les 1548 communes et les 48 wilayas sans qu’ils aient à se soumettre à la « corvée » de la collecte des signatures. Ce qui n’est pas le cas pour les autres formations politiques qui n’ont pas obtenu 5% des voix lors des dernières élections locales dans l’une ou l’autre des communes. C’est le cas du MSP qui, nous dit-on est en passe de clôturer la campagne des 50 signatures pour chaque siège à pourvoir. Des signatures qui devraient être obtenues par des élus et non par de simples citoyens.

Mais ce qui retient le plus l’attention, c’est ce foisonnement de listes indépendantes. Pour la seule wilaya d’Alger, les services de la DRAG en ont recensé une douzaine, dix pour les 57 APC que compte la capitale et 2 pour L’Assemblée populaire de wilaya. L’existence de ces listes est décriée, à juste titre par les partis qui ont à maintes reprises proposé la suppression de l’article contenu dans la loi organique portant régie électoral. En vain.

En effet, les citoyens élisent leurs mandants sur la base de programmes de partis politiques connus et normalement constitués ayant fait campagne pour gagner leurs voix et auxquels ils se doivent de rendre des comptes à la fin de leur mandat. Tandis que les indépendants sont une association d’individus que rien n’unit et ne saurait unir car ne pouvant se mettre d’accord sur un programme clair qui traduise la position de chacun d’eux.

En fait, les listes des indépendants anonymes au demeurant dans les élections nuit au multipartisme et à la démocratie. En ce sens, et l’histoire l’a prouvée, qu’une fois élus, beaucoup de personnes qui les composent rejoignent d’autres formations politiques. En plus clair ce sont pour la plupart d’entre eux les déçus qui n’ont pas été retenus dans les listes électorales de leurs partis respectifs qui s’en vont constituer des listes indépendantes pour retourner par la suite au bercail. On l’a souvent constaté à la chambre basse du Parlement où le nomadisme politique a sévit pendant des années avant que la loi ne vienne y mettre un terme. Ces individus trahissent la confiance qui a été mise en eux par les électeurs. Dès lors ils n’auront pas de comptes à rendre. Ce qui s’apparente à de l’escroquerie et au mercenariat politiques qui illustre la décomposition politique.

C’est d’autant plus grave pour les élus locaux puisqu’ils ne sont pas concernés par la déchéance du mandat en cas de changement de formation politique, d’exclusion ou de démission. Et donc, ils peuvent, notamment les indépendants slalomer à leur aise faisant dans l’informel politique.

Il serait peut-être temps que soit le gouvernement, soit les députés proposent des amendements à la loi électorale dans l’intérêt et du multipartisme et de la démocratie. Ce qui éviterait, y compris l’achat des sièges et des consciences.

Faouzia Ababsa

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