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Locales: Belaid et Benflis vont au-delà de 2017 Abonnez-vous au flux RSS des articles

04 nov. 2017
12:26
0 commentaire les appels au dialogue relayés par les ex candidats aux présidentielles

Le discours développé ces derniers jours tranche dans beaucoup de cas, ou du moins pour certains avec la platitude de dire aux citoyens ce qu’ils ont envie d’entendre. Il se fait plus explicite quant aux stratégies des uns et des autres de percevoir le changement. 

 

Le plus frondeur des partis a été cette semaine le parti du Front El Mostakbal, son chef de file n’a pas manqué une occasion pour réclamer « la deuxième république ». Depuis Tiaret, puis à Tlemcen ou i est passé cette semaine il a plaidé pour l’ouverture d’un dialogue national afin dira-t-il de « fonder une deuxième République basée sur la légitimité populaire et la morale politique ». Une solution ou, comme il a dit « la seule voie » de sortie de crise pour le pays. Le dialogue devra être instauré « entre tous les Algériens » quelle que soit leurs appartenances politiques expliquant que, l’origine de cette crise ne serait pas d’ordre économique mais, « d’ordre morale ». Quant aux mécanismes qu’il propose, ils se mesurent en la capacité de son parti à œuvrer pour la réhabilitation des institutions élues en partant des Assemblées populaires jusqu’au Parlement. Le changement préconisé devra toutefois se faire dans « la sagesse et l’intelligence » selon cet ex candidat à la présidentielle de 2014 qui affirme que son parti s’interdit de recourir à la violence « pour arriver au pouvoir ».

Le « changement » a été le point nodal du discours de campagne du président du parti Talaie El Houriate qui depuis ses premières sorties n’a eu de cesse d’appeler au dialogue large impliquant, (pouvoir, opposition et forces vives) autour d'un ordre du jour « clair et préalablement adopté par tous » devant aboutir à des solutions de sortie de crise. Saisissant l’opportunité des locales, Ali Benflis se projette dans le moyen terme pour dire sa vision de ce qu’il qualifia lui, aussi de « crise politique que vit le pays ». Seul le dialogue selon lui est à même de conduire à la solution de cette « crise » avec comme toile de fond, « l'adoption d'une nouvelle loi électorale non exclusive qui permettra la tenue d'élections propres des institutions de l’Etat. Le parlement est placé en ligne de mire. Benflis plaide pour une Assemblée populaire nationale « légitime » à partir de laquelle, sera confectionné un « gouvernement d'unité nationale et une nouvelle Constitution ». Reprendre tout depuis le début, est pour le chef de Talaie el Houriet le chemin à prendre pour « organiser la vie politique dans le pays ».

Pendant ce temps, les islamistes observent et font montrent de plus de prudence se contentant de miser d’abord sur les locales. Le MSP va se risquer toutefois à quelques idées de « changement ». A partir de Constantine cette semaine, Menasra dira sa conviction que « le changement passe par les élections loin de toute tendance à la violence ou la démission". Pour lui, les élections restent l’instrument privilégié et figurent parmi « les constantes que le MSP défend ». Un changement par les urnes que le parti a de tout temps défendu ce qui lui importe maintenant c’est construire la base et l’occasion est toute trouvée. 

Lakhdar Aizouni

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