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Ouyahia : « Les banques n’ont pas beaucoup de liquidités » Abonnez-vous au flux RSS des articles

17 sept. 2017
13:16
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Comme prévu, le Premier ministre a présenté aujourd’hui dimanche le plan d’action du gouvernement. Ahmed Ouyahia s’est voulu pédagogue en tentant d’expliquer, voire de vulgariser au maximum le programme du gouvernement notamment dans son volet financier et économique.

 

Il s’étalera sur la crise financière et économique que vit le pays depuis la chute du prix du pétrole, non sans préciser que ledit plan est orienté sur quatre axes. L’intervenant insistera sur l’indépendance financière du pays. Depuis l’effondrement des prix, l’Algérie a pu résister trois ans en dépit de la baisse de 50% de nos recettes d’exportations en hydrocarbures et 50% de la fiscalité pétrolière. » Cette résistance, Ahmed Ouyahia l’impute à la gestion prudente des réserves de changes qui elles ont chuté de moitié pour atteindre les 100 milliards de dollars qu’il faut préserver à travers la défense de l’économie nationale qui « est l’affaire de tous et passer de l’économie de la rente au travail et à la production. »

Il rappellera que le Fonds de régulation de recettes qui était crédité de 5.000 milliards de dinars a servi à financer les déficits. Aujourd’hui il s’est tari par décision prise dans la loi de Finances pour 2017. Pour mieu expliquer le recours au financement non conventionnel, Ahmed Ouyahia dira que les banques n’ont pas beaucoup de liquidités et le marché financier algérien est faible. « On autait pu recourir à l’endettement extérieur auquel a appelé à maintes reprises le Fonds monétaire international. Un endettement qui nous aurait contraint à emprunter 20 milliards de dollars chaque année. » Et d’ajouter toujours dans le sillage du financement non conventionnel qui autorisera la Banque d’Algérie à acquérir des titres qui seront émis par le Téésor : « Ce dernier s’endettera ainsi pour financer les déficits du budget. » Ce même Trésor financera le remboursement de ses dettes vis-à-vis de de la Sonatrach (900 milliards de dinars) à travers des bons bloqués jusqu’en 2030, ou encore les banques publiques engagées dans l’assainissement de la Sonelgaz qui est à découvert (700 milliards de dinars).

Ahmed Ouyahia qui précise que le projet de loi est au niveau du Parlement a également rappelé que sa durée de vie n’est que de 5 ans au maximum pour peu que l’Algérie engage elle-même ses propres réformes structurelles. Il annoncera dans la foulée la création d’une commission chargée de contrôler l’application de ces réformes

Encourager la formation dans les métiers

Sur le plan de l’investissement, le Premier ministre a annoncé 10 mesures pour son encouragement. A commencer par la stabilité juridique qui ne rassure pas les investisseurs, l’élaboration d’une cartographie d’opportunités d’investissements pour mieux orienter les opérateurs, la décentralisation de la décision, exception faire pour les gros investissements ou ceux en partenariat avec les étrangers. Il s’agit aussi de garder les mêmes avantages aux investisseurs, de créer 50 zones d’activités. Parmi ces mesures figurent aussi de la relance de la mise à niveau des entreprises  publiques qui a déjà coûté 1.000 milliards de dinars à travers des crédits bancaires. Mais aussi l’encouragement de la recherche scientifique et la recherche au développement. « Nous allons financer l’Enseignement supérieur comme avant à raison de 20 milliards de dinars », a annoncé le Premier ministre. Lequel appellera le secteur privé à encourager l’apprentissage et les stages dans les entreprises pour les jeunes sortants des centres de formation professionnelle, et les a exhortés à engager des formations dans les métiers. La redynamisation du décret portant marchés publics et plus que jamais nécessaires, a estimé M. Ouyahia qui a exprimé la volonté de son gouvernement à encourager les exportations hors hydrocarbures, non sans appeler à l’investissement dans les services à l’exportation.

Suppression de la TVA sur l’aliment du bétail

Il a abordé le volet agricole en indiquant Qu’il fallait appliquer les décisions prises en 2009 par le chef de l’Etat. Il s’agit en fait de la réactivation des aides au secteur agricole. Quant à la TVA instauré par la loi de Finances 2017 sur l’aliment du bétail décriée par les éleveurs, Ahmed Ouyahia a annoncé sa suppression pour justement encourager la production du cheptel et des viandes. Il s’agit aussi, a affirmé le Premier ministre d’exploiter toutes les terres agricoles publiques à travers le système des concessions. Il aussi annoncé que le projet de transfert de l’eau du Sud vers les Hauts-Plateaux est en cours pour renforcer les capacités de production dans cette région.

Ahmed Ouyhia s’est ensuite attaqué au volet de l’éducation et du social. Les débats ont débuté immédiatement après son allocution.

Faouzia Ababsa

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