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PME-développement : les 5 questions Abonnez-vous au flux RSS des articles

03 août 2017
16:07
0 commentaire 42% des entreprises ont recours aux crédits bancaires

La PME reprend de l’intérêt. Les audits réalisés jusque la sur instruction du premier ministère ont mis à nu des défaillances importantes dans la vie de l’entreprise nationale alors qu’il était attendu de cette dernière qu’elle soit la base de la croissance du PIB. 

 

Le constat n’est pas très rassurant. C’est aussi l’Office des statistiques qui le dit : problèmes managériaux, charges élevées, équipements vétustes et très peu de rentabilité du fait que la PME nationale n’a jamais fonctionné à plein régime. Qu’elle soit publique ou privée, l’entreprise nationale comme le révèle l’enquête de l’ONS n’a jamais dépassé l’utilisation de ses capacités de production à plus de 75%. 

La répercussion est immédiate sur les trésoreries qui en sont affectées et le recours systémique aux crédits bancaires. Ce dernier est estimé à 42% des entreprises selon l’étude de l’ONS. Donc,  à cette situation de précarité marquée par la dépendance des banques qui, elles mêmes voient leurs portefeuilles se rétrécir par conséquent, il n’est devant le gouvernement d’autres possibilités que de tout revoir pour rentabiliser l’outil de production national et utiliser à bon escient les ressources et moyens existants. La démarche première a été de créer, en concertation avec les présidents des associations professionnelles des TPE et PME, un Conseil National de Concertation pour le Développement de la PME soit, un espace devant enfanter d’idées nouvelles et une vision plus cartésienne pour promouvoir la PME algérienne qui a résisté à toutes les opérations apportées jusque la, y compris les différents programmes de mise à niveau qui, au passage ont couté beaucoup d’argent. Une réflexion, que le département de Bedda fera accompagnée de système de financement qui sera pris en charge par un Fonds d’amorçage et ce, parallèlement  au compte d’affectation spécial intitulé Fonds national de mise à niveau des PME dont le décret est promis à révision. Bien entendu, le foncier et l’emplacement de l’entreprise feront aussi objet de chamboulements importants puisqu’il est prévu aussi de revoir la faisabilité ou non des zones industrielles nouvelles proposées et des textes y afférents.  En s’attaquant au fond du problème économique à savoir le redressement de la PME, le gouvernement Tebboune va au fond des choses en reprenant les choses s’il le faut, depuis le début. 

Mais, même cela à un coût dans la mesure où, la situation des entreprises ainsi que celles des banques également peu reluisantes du fait qu’elles pourraient ne plus pouvoir répondre aux demandes de financement  ne disposent de temps pour la reflexion. Un défi que le gouvernement se doit de traiter et, dans l’urgence.   

Lakhdar Aizouni

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