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Absence de chiffres et de dispositifs de lutte contre la cybercriminalité
Les entreprises algériennes naviguent à vue Abonnez-vous au flux RSS des articles

24 juin 2013
16:04
1 commentaire Les experts avertissent

Parmi les entreprises algériennes, rares sont celles qui disposent d’un système de lutte contre la cybercriminalité. 

 

C’est du moins ce qui ressort du symposium international sur la cybercriminalité organisé ce matin à Alger par le World Trade Center Algérie et l’association algérienne des fournisseurs de services internet (AAFSI).

En effet, selon Me. Hind Benmihoud avocate et experte en cybercriminalité, «beaucoup de sociétés algériennes ne sont pas protégés contre les crimes électroniques et notamment les PME». A propos des statistiques,  Me. Benmihoud a souligné que « les chiffres ne sont pas disponibles pour l’Algérie et ceux dont nous disposons ne sont pas fiables du fait que les victimes déposent rarement des plaintes ». Cela, s’explique par l’absence de culture de lutte contre le phénomène selon elle.

Des juristes, gérants d’entreprises, membres spécialisés dans la sécurité ont été unanimes à signaler la gravité des crimes électroniques ainsi que les dégâts que peuvent causer les attaques électroniques. Cependant, le retard cumulé concernant  l’économie numérique et l’utilisation d’Internet «a joué en faveur des entreprises qui n’utilisent pas encore le E-commerce ou les transactions par Internet, mais cette situation ne devrait pas durer»,  explique l’ex-vice-président de l’aafsi Mbarek Boukaba. Ce dernier a souligné l’absence de certifications électroniques en Algérie ce qui a augmenté l’utilisation des logiciels contrefaits.

De son côté, le professeur Solange Ghernaouti, directrice Swiss cybersecurity advesory and rechearch groupe a évoqué l’ampleur des dégâts causés par la criminalité sur le web suite à l’émergence du net dans le monde. Les dégâts sont considérables et causent des pertes et des nuisances et déstabilisent les individus et les organisations voire même les Etats. Par ailleurs, l’émergence des hackers est liée aux profits que génèrent ces derniers qui profitent des vulnérabilités des données qui circulent sur le Net en détournant des données voire des sommes d’argent conséquentes. 

Le même constat a été partagé par Francesca Bosco, experte internationale en cybercriminalité qui a signalé que la criminalité financière et économique gagne du terrain. Preuve en est le nombre important d’institutions financières qui subissent des attaques. « En 2012, on a enregistré 556 millions victimes de cybercriminalité dans le monde et 83% des données perdues sont dues à des attaques de piratage».

Pour sa part, Hind Benmihoud  a indiqué que malgré la loi 69-04 de 2009 sur la lutte contre les infractions dans les TIC, le cadre juridique doit être renforcé, notamment concernant les relations de travail, « car nous constatons que les employés sont les premiers à avoir pratiqué des fraudes contre leurs employeurs. Dans ce sens « des clauses de concurrence sont importantes pour prévenir contre les fraudes », a-t-elle jouté.  Dans ce contexte, elle a préconisé la création d’une agence nationale de la sécurité contre les attaques électroniques qui devra lutter contre la cybercriminalité.

Khelifa Litamine

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Commentaires

25 Jui 2013
fouadtamime 00h36

NOUS NOUS SOMMES PAS ENCORE EXPOSES A CE GENRE DE RISQUES

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