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Nabil Oucherif, directeur général adjoint d’Hygimed
Une entreprise à l’évolution certaine Abonnez-vous au flux RSS des articles

21 mars 2012
11:00
0 commentaire Nabil Oucherif

 

Leader sur le marché par la qualité, Hygimed a favorisé l’utilisation de son produit grâce a une audacieuse politique commerciale. En peu de temps, cette jeune entreprise a connu une évolution de près de 300% de son chiffre d’affaires, ce qui lui ouvre bien des perspectives pour prospecter d’autres marchés. 

 

L’Eco : malgré son jeune âge, votre entreprise fait déjà parler d’elle. Quel est votre secret ?

Nabil Oucherif : Hygimed est une société par action (SPA). Créée en 2006 par le manager du groupe Inotis, M. Baba Hafnaoui, elle se classe en première position en Afrique et parmi les plus grandes sur le plan mondial. Elle figure parmi les entreprises les plus grandes dans son segment économique dans la fabrication du tissu non-tissé. Implanté à Oran, Inotis s’est doté d’une ligne de production de haute qualité de toute dernière génération. Dès son lancement, l’entreprise a réalisé, à partir de 2006, en 2008 et 2010, une évolution de 200 à 300% de ses ventes, l'équivalent d’un chiffre d’affaires de 450 millions de dinars.

Quels sont les produits que vous fabriquez et pour quelle clientèle?

Hygimed est spécialisée dans la fabrication des dispositifs médicaux et hygiéniques à partir d’une matière première qui est à l’avant-garde du développement du tissu non-tissé à usage médical, qui est le Licial. Nous fabriquons le linge et le drapage pour les blocs opératoires (tenues de bloc, casaques, champs opératoires). Nos produits sont destinés à une clientèle bien précise. Il est clair que nous travaillons avec les hôpitaux, les cliniques et tout autre secteur dont l’activité est similaire. Nous sommes présents sur pratiquement tout le territoire national. Nos principaux clients sont les CHU Mustapha, Ben Badis à Constantine et le CHU d’Oran. Nous somme présents également à Adrar et Timimoun. Nous offrons une solution tout à fait économique aux soucis de gestion de l’hygiène hospitalière. Ce qui garantit un écoulement certain de notre production.

Le choix de cette gamme de produits vient-ils répondre à un besoin du marché ? Vous proposez des solutions nouvelles...

Ce qui fait la richesse d’Hygimed, c’est la variété des produits que nous offrons. Et la réponse pratique, réelle et de proximité à nos clients en ce qui concerne les spécialités utilisées dans nos hôpitaux. Nous arrivons même à créer certains besoins pour ces mêmes hôpitaux. Auparavant, le produit à usage unique n’était pas connu en Algérie ; il nous a fallu beaucoup d’efforts pour le faire valoir et l’imposer.

C’est donc une évolution normale ?

Malgré l’évolution de l’entreprise qui connaît un taux de croissance extraordinaire de 200 à 300%, Hygimed n’échappe pas aux entraves propres à l’évolution d’une entité économique. Bien que l’Etat favorise les entreprises qui investissent en Algérie, les banques, malheureusement, ne suivent pas. Nous constatons la lourdeur des institutions financières publiques par rapport aux banques privées. Ainsi nous avons du mal à obtenir un crédit. Nous constatons également que la période consacrée au payement des factures (3 mois) est trop serrée. Le nombre très important des factures, dont le total avoisine les 8 millions de dinars par mois, ajouté aux sommes bloquées par les clients qui atteignent facilement les 100 millions de dinars, la moyenne de 90 jours comme délai de règlement des factures est un paramètre qui influe négativement sur les finances de l’entreprise. Cette dernière connaît alors des difficultés qui peuvent mettre en péril l’existence même de notre structure. Aussi, nous souhaitons l’allègement des lourdeurs administratives afin que le payement des factures intervienne dans des délais respectables.

Projetez-vous d’exporter vos produits ?

Nous arrivons à satisfaire la clientèle algérienne. A présent, notre objectif est d’arriver à l’exportation de notre gamme à partir du deuxième trimestre 2012. J’avoue que nous avons trouvé un écho très favorable pour placer le produit algérien dans d’autre pays. Car ce produit, apprécié en dehors des frontières, nous a valu l’appel à consultation par des pays tiers du Maghreb (Tunisie, Libye) et d’Orient. 

Lynda Mellak

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